La forêt

Audenge, une commune forestière

La forêt communale représente 1846 Hectares dans sa totalité, en distinguant :

  • 1556 Ha de surface forestière productive
  • 140 Ha de milieux associés à la forêt (landes, lacs, lagunes, sols…)
  • 150 Ha d’affectations agricoles et diverses.

Cette surface forestière de 1556 Ha est donc consacrée à une production du Pin maritime traité en futaie régulière, pour produire du bois d’œuvre de qualité.

Le Pin maritime est un conifère de la famille des pinacées. C’est un arbre à croissance rapide pouvant atteindre 30 mètres de haut et qui arrive à maturité vers 40 ou 50 ans. Sa production moyenne est d’environ 8 m³/ha/an et peut  atteindre 15 m³/ha/an. Son bois à cœur rouge sombre est assez lourd, riche en résine et a des usages très variés.

On trouve également, dans notre forêt, du Chêne pédonculé et du Chêne Tauzin, mais dans un  cadre d’accompagnement et non de production.

Sur de petites surfaces étalées on peut trouver de petites parcelles de taillis de Bouleaux ou de châtaigniers, de l’Aulne et même de la Saule dans un secteur plus humide.

           

 

La Flore

Après des inventaires effectués dans notre forêt communale, une espèce végétale protégée à été identifiée.

La Drosera intermedia (Rossolis intermédiaire) : il s’agit d’une plante vivacehermaphrodite et insectivore de 3 à 10 cm de hauteur. Elle appartient à la famille des Droseracées. Egalement plante carnivore des landes et marais tourbeux, humides et acides qui possède sur la surface supérieure de ses feuilles des poils sécrétant à leur extrémité un liquide collant. Inféodée donc au milieu tourbeux, on la retrouve principalement dans les secteurs les plus humides de notre forêt (Les Cabanasses et La Plagne).

           

La Faune sauvage

 

  

Grâce aux diverses associations rencontrées, il a été possible d’établir une liste d’espèces présentes ou susceptibles d’être présentes sur la forêt communale.

Les mammifères

Tout d’abord, la présence potentielle du Vison d’Europe. Mammifère carnivore de la famille des mustélidés et qui figure parmi les espèces les plus menacées d’Europe. C’est une espèce semi-aquatique inféodée donc aux zones humides et aux bordures des cours d’eau.

La présence également de la Loutre d’Eurasie est envisageable, car les prospections effectuées sur de nombreux sites de la forêt communale, incluant des cours d’eau, étaient positives. La Loutre d’Eurasie est également un mammifère de la famille des mustélidés et est aussi inféodée au milieu aquatique.

Les oiseaux

Différentes espèces d’oiseaux ont été observées dans notre forêt communale. On peut y apercevoir : Le milan noir, le busard cendrée, le faucon crécerelle, l’alouette lulu, la fauvette  pitchou, le moineau domestique ou encore les plus présents, le pipit des arbres, le troglodyte mignon, la fauvette à tête noire et le pouillot véloce.

Les reptiles et amphibiens 

Les cistudes d'Europe semblent occuper la majorité des zones d’eau douce du domaine de Certes bien qu’elles puissent passer temporairement en zone saumâtre. A proximité les sentiers de Graveyron en période estivale sont jalonnés en mai juin de très nombreux Lézards verts à la recherche d’une conquête. Les Rainette arboricoles chantent à la belle saison dans les ronciers et autres arbustes présents sur les domaines. 

Les insectes

Une espèce remarquable a été observée dans la forêt communale et seulement sur le site dit Les Cabanasses ;

Le Fadet des Laîches (Coenonympha oedippus) : C’est un papillon de la famille des Nymphalidés. Il fréquente les zones humides, soit les bas-marais, les prairies marécageuses, les landes tourbeuses, les bords des lacs et des étangs. En France, le Fadet des Laîches est présent en région Rhône-Alpes et dans le Sud-Ouest. La région Aquitaine renferme les plus importantes populations.     

D’autres espèces sont présentent dans cette forêt communale, comme sur la plupart du massif, à savoir :
  - Sangliers, chevreuils, lapins, lièvres 

mais aussi des oiseaux de passage :
  - Bécasses, cailles, palombes

des petits carnassiers :
  - Fouines, blaireaux

ou encore des petits rongeurs :
  - Mulots, musaraignes.

D’autres espèces, que ce soit pour la Flore ou la Faune et toutes aussi remarquables,  doivent exister dans notre forêt communale, mais à ce jour, elles n’ont pu être identifiées.
N’oublions pas la tempête de Janvier 1999, qui  par ses vents violents, a fait beaucoup de dégâts dans notre forêt communale, comme dans toutes les forêts.
Dix ans après, la flore et la Faune sont toujours aussi remarquables et les diverses espèces ont repris leur place dans le massif forestier d'Audenge. 

3 000 pins replantés en 3 jours ! 

Sous la surveillance de cinq adultes (parents, professeurs et accompagnateurs), les élèves de l’école élémentaire ont, durant 3 jours, replanté quelques 3 000 pins dans une parcelle de la commune fortement abîmée par les tempêtes de 1999 et 2006. Cette opération a fait partie d’un programme d’enseignement sur le développement durable mené par l’établissement dès le début de l’année scolaire et qui a permis à ces enfants de découvrir le pin depuis la plantation jusqu’à son abattage et ses utilisations comme, par exemple, la fabrication de pâte à papier. Ils ont également participé à des classes découvertes avec sortie nocturne et assisté à des conférences et des expositions.

Petit retour sur l’histoire de la forêt d’Audenge

La  forêt de pins aujourd’hui caractéristique du paysage landais n’a pas toujours existé. Jusqu’au 19ème siècle, la plus grande partie du territoire était une zone humide habitée et travaillée par des  éleveurs  de  moutons  perchés  sur  leurs échasses. Les forêts  communales  d’Audenge et des communes voisines ont été créées pour l’essentiel à partir de 1860, en exécution de  la loi du  19  juin  1857, portée par l’ingénieur des ponts  et  chaussées,  Nicolas  Brémontier,  qui imposa aux communes de boiser leur territoire. Un double objectif : assainir les marécages mais surtout fixer les dunes du littoral qui menaçaient les  villages. On  exploita désormais,  grâce  au gemmage, des milliers d’hectares de pins pour extraire  “l’or blanc” des Landes de Gascogne, la  résine  de  pin,  servant  à  produire de l’essence de térébenthine et de la colophane. L’exploitation de la résine fournissait du travail à un grand nombre d’artisans, du potier au forgeron pour les outils, en passant par les employés de l’usine de distillation, les gemmeurs, bien entendu, sans oublier chimistes et  tonneliers. En  1990,  le gemmage disparaît  définitivement  de  la  forêt des Landes.  Le  bois  reste  la  seule ressource, utilisée pour la pâte à papier ou, pour les plus beaux arbres, comme matériau de construction.

Limitation de la circulation des Véhicules Terrestres Motorisés de loisirs dans le Parc naturel régional des Landes de Gascogne : VTM : Quad,Moto verte,4x4

Au début de l’été 2009, les 5 communes Audenge, Biganos,  Mios, Salles et Marcheprime., ont pu concrétiser une mesure essentielle : le vote de délibérations et la prise d’arrêtés municipaux motivés interdisant la circulation des VTM de loisirs sur les sites et chemins sensibles. Au travers de cette prise de position coordonnée, aboutissant à un plan cohérent et concerté, il ne s’agit pas d’itinéraires dédiés pour les VTM, mais bien d’un renforcement du signalement des voies fermées à la circulation.

 

Ainsi, par défaut, des cheminements autorisés traversant les 5 communes laissent une voie ouverte à ceux qui pratiquent ces sports de façon responsable.
Dans chaque mairie sont affichés les arrêtés pris par les communes, ainsi que les plans où figurent les voies autorisées et interdites, permettant de savoir ce qui est autorisé et interdit.

Plans des Voies Ouvertes et des Voies Fermées à la Circulation (VOFC) par arrêtés municipaux ( disponibles en mairies) :

Télécharger le plan VOFC de Audenge

Télécharger le plan VOFC de Biganos

Télécharger le plan VOFC de Marcheprime

Télécharger le plan VOFC de Mios

Télécharger le plan VOFC de Salles

Télécharger le plan VOFC Global

Le débroussaillement

L’obligation de débroussaillement et le maintien en état débroussaillé sont obligatoires sur les zones situées à moins de 200 m de terrains en nature de bois, forêts, landes, plantations ou reboisements.

Le débroussaillement permet de protéger les habitations des flammes, limite les départs de feux depuis toute propriété et garantit donc une plus grande sécurité des habitants ainsi que des personnes chargées de la lutte contre l’incendie.

Télécharger la fiche technique

 

 

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