Histoire

Fouilles archéologiques de Maignan

Les sondages archéologiques réalisés par l’INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques et Préhistoriques) sur le site du projet immobilier Kaufman & Broad ont été positifs.
Ils ont révélé une structure singulière formée de deux fosses construites avec des tuiles et des fragments de jarres à poix maçonnés à l’argile crue. 

Les principaux usages prêtés à ces produits sont nombreux et variés mais difficilement vérifiables car rarement préservés : enduisage des amphores et des vases, éclairage, parfum, calfeutrage des cales des bateaux ou des tonneaux de bois, enduisage des gréements, en particulier des cordages, « poissage » des toiles, etc…

Des fouilles ont commencé  le 20 avril  2009 et ont duré 4 mois, visant à déterminer le rôle et l’importance d’Audenge à l’époque antique voire plus ancienne. Des visites gratuites ont été organisées, les touristes et les audengeois qui ont pu voir les archéologues travailler sur le site.
 
Les indices et les faits liés à l'artisanat de la poix sont si nombreux sur le site d'Audenge, qu'ils ne peuvent découler d'une simple activité artisanale. Il est possible d'envisager la naissance d'une corporation répondant à un nouveau marché ou en tout cas à son essor. Ainsi Audenge pourrait avoir été l'un des plus importants centres de production ou d'affinage de poix du bassin d'Arcachon et du delta de l'Eyre. 

Les audengeois ont pu admirer lors de la conférence du 15 juin 2009 l’urne funéraire d’Audenge qui a plus de 2000 ans gracieusement prêtée par le musée d’Aquitaine.Des fouilles ont commencé  le 20 avril  2009 et ont duré 4 mois, visant à déterminer le rôle et l’importance d’Audenge à l’époque antique voire plus ancienne. Des visites gratuites ont été organisées, les touristes et les audengeois qui ont pu voir les archéologues travailler sur le site.

Informations complémentaires sur le site de l'INRAP

Audenge aujourd'hui 

Audenge, active station balnéaire et ostréicole du Bassin d’Arcachon. commune située dans le département de la Gironde, est au centre de son canton, à l’orée du Parc Naturel des Landes de Gascogne, à la jonction magique de la forêt et de la mer.Le pin, l’huître du bassin et ses réservoirs à poissons, autrefois marais salants, font le charme d’Audenge. 

Lieu de promenade avec ses kilomètres de côtes sauvages, ses domaines protégés,Certes et Graveyron, son sentier du littoral, vous ne pourrez y trouver que calme et détente. Comme toute ville du bassin, Audenge a un charmant petit port ou il fait bon se promener  hiver comme été. Le phénomène naturel des marées, haute ou basse, le rend encore plus attractif.

Audenge en quelques chiffres

  • Population : 5813 habitants (recensement de Janvier 2009)
  • Superficie : 8209 Ha
  • Code postal : 33980
  • Gentilé : Audengeois et Audengeoises

 

Histoire de Lubec

 

Lubet ou Lubec ?


Le nom de Lubet est aussi orthographié Lubec ; les Audengeois préfèrent la première orthographe car elle est plus conforme à la phonétique locale qui connait les finales en « bet » et pratiquement pas les finales en « bec ».

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La fondation du quartier de Lubet eut lieu en 1758

Elle est le résultat d’une décision de François Eymerie  Durfort et du labeur acharné de Jacques Gauguet.
Le premier était Marquis de Civrac, seigneur de Certes et Baron d’Audenge.
Le second est celui qui s’installa  avec sa  femme et ses premiers enfants en un lieu-dit Pujau Janton qui s’appelle aujourd’hui Ramouniche.
Il ne possédait rien, ni animaux de trait, ni matériel et, on peut imaginer, au prix de quelles difficultés, le couple parvint à dessoucher, retourner la terre, la préparer et la mettre en culture.
L’endroit était alors vide de toute vie humaine. Au milieu de la lande, se trouvait le bois de Lubet, l’un des rare bois de la région.
Le Marquis de Civrac était un physiocrate. Les physiocrates soutenaient que la terre est seule source de richesse et nullement l’artisanat ou le commerce. C’est pour cette raison qu’il décida à la fois la création des marais salants à Certes et la mise en culture de la lande à Lubet.
Les gens de Certes et d’Audenge ne furent pas intéressés. Ces terrains perdus à plusieurs kilomètres de toute vie, très difficilement accessibles par des chemins sablonneux incertains, ne valaient rien selon eux. C’est pourquoi le premier couple de paysans à s’y installer vient de Massan (Biganos).

Ramouniche


En 1765, Marie, l’aînée des enfants de Suzanne et Jacques Gauguet, épousa un garçon de Lanton qui n’avait plus ses parents. Il acceptait de venir aider les Gauguet et de vivre avec eux. On l’appelait Ramouniche. Son nom était Jacques Ramon. Ses descendants s’appellent Raymond.

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Pierrillon


En 1767, le Marquis de Civrac trouva une seconde famille qui vint s’installer à Lubet.
Pierre Larrieu, qui était jusque là marinier à Certes puis pasteur de brebis, sa femme, Catherine Lartigue et leurs enfants, s’installèrent un peu plus loin au lieu dit de Pujau Hourty. Deux de ses fils se fixèrent sur place. L’aîné des deux était surnommé  Pierrillon. En 1779 il épousa la petite Andrive Gauguet.
C’est ainsi que le peuplement de Lubet commença.

 

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Lubet en 1795


Dans la lande de Lubet, Les Civrac ont poursuivi leur distribution de terre. Les exemples  de Ramouniche et de Pierrillon ont été suivis. Dix neuf familles sont  installées en 1795 et forment une population de 123 personnes. Mais cette population ne s’accroîtra guère car tous les points hauts susceptibles d’être mis en culture sont occupés et avec la Révolution française les distributions de terre se sont arrêtées.

Les grandes dates de Lubec aux XIX° et XX° siècles


1885: ouverture de l’école de hameau
1914: création de la foire aux bestiaux
1952: construction du « petit « château d’eau
1972: fermeture de l’école
1976: inauguration du « grand « château d’eau

 

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 Histoire de l’église Saint-Paul d’Audenge

 

 L’ancienne église d’Audenge

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C’est au milieu du cimetière actuel que s‘élevait la vieille église d’Audenge. Au XIX°siècle, Audenge grandissait et l’église devenait trop petite pendant que son état se dégradait rapidement ainsi que celui du presbytère pourtant encore debout de nos jours près de la Croix du Vieux-Bourg. En 1817 c’est la cloche qui se brise (ce qui laisse supposer que l’autre avait déjà disparu) mais elle fut remplacée sur les instances du Maire Pierre POMADE. Enfin, en 1829, les travaux de réfection de l’église et du clocher sont commencés. Des difficultés surgissaient  sans cesse, et même, un jour, Maire et Curé en sont venus aux mains mais tout étant bien qui finit bien, les travaux furent terminés en Juillet 1830 par le sieur LABUCHETTE, entrepreneur de Castelnau en Médoc. En 1841 avec Numa BEZIAN comme Maire, il est de nouveau question de réparer le clocher.

Une église en très mauvais état divise les habitants

A partir de là « l’affaire»  de l’église et de son clocher a profondément divisé la commune d’Audenge qui se partage en deux camps : celui des tenants de simples réparations et celui de la reconstruction d’une nouvelle église, plus grande, plus belle et mieux située au centre du village, dans le nouveau quartier des Places, à mi-distance entre les deux quartiers extrêmes du Vieux-Bourg et de Certes.

Dans sa séance du 18 Février 1872 le Conseil Municipal par 7 voix contre 3 décide qu’une nouvelle église sera construite aux Places. Pour couvrir la dépense on vendra ou on concèdera des landes communales.

La même année, l’Architecte Jean Jules MONDET nommé officiellement, note dans son rapport d’expertise que l’état de l’église est très mauvais. Ce rapport affirme que la nef principale paraît remonter au 11e Siècle.
Jean Jules MONDET conclut que l’église ne saurait être réparée et qu’il est nécessaire d’en construire une neuve ; c’est lui qui sera chargé des travaux. Par la même occasion, il affirme aussi qu’il faut reconstruire le presbytère à neuf.

Mais beaucoup d’habitants d’Audenge tiennent à leur vieille église et en 1872 une pétition adressée au Préfet  et portant un grand nombre de signatures, des vraies et des fausses paraît-il,   insiste pour que l’on ne change pas l’église de place.

Pourtant en 1873 une lettre du Maire DUVIGNEAU adressée au Préfet lui demande que l’église soit reconstruite à neuf rapidement car les séances du conseil municipal deviennent orageuses et certains habitants  menacent de ne pas se faire enterrer au cimetière si l’église est déplacée,  à Bas-Vallon l’un d’eux a d’ailleurs fait mettre sa menace à exécution.

La construction de l’église Saint Paul


Jacques Chéri DUVIGNEAU reprend son fauteuil de Maire en 1876.
Un décret signé du Président MAC-MAHON autorise la construction d’une nouvelle alors qu’une délibération du Conseil Municipal décide la même année la démolition de l’ancienne église.
Le décret précise le lieu où sera construit le nouvel édifice sur l’emplacement définitif dénommé « au champ de foire » puis rebaptisé la place du Marché.
Et André MARQUETTE curé doyen eut le plaisir de voir la construction démarrer en 1878. Par les soins du sieur Pierre LAFON, entrepreneur à SALLES, et sous la direction de l’Architecte MONDET les travaux furent terminés en 1880.
Le procès verbal de réception des travaux est daté du 7 septembre 1880.
Pendant les travaux une deuxième sacristie a été construite à la demande du Curé.
A cette date les cloches de l’ancienne église ont pris place dans le nouveau beffroi du clocher.

Description architecturale


L’église Saint Paul d’Audenge est de style néo-gothique comme la plupart de celles édifiées sous l’impulsion du Cardinal Donnet à qui l’on doit la construction et la rénovation de nombreuses églises en Gironde de 1837 à 1882.
Elle est implantée et construite Aux Places entre 1878 et 1880 par l’entrepreneur Pierre Lafon de Salles sous la direction de l’architecte Jules Mondet de Bordeaux. L’église orientée Sud Ouest, est édifiée selon un plan rectangulaire de 32 m x 15 avec son clocher culminant à 35 mètres. Le chevet forme une construction un peu moins élevée que le reste de l’église.
Sans transept, elle dispose de trois nefs, de quatre travées égales avec  des  voûtes sur croisée d’ogives avec clef fleuronnée (à l'entrée la clef de voûte comporte deux dates 1878 pour le début des travaux et 1928 pour le clocher rebâti) soutenues par six colonnes octogonales en pierre avec chapiteaux et appuyées pour les nefs latérales sur des demi-colonnes engagées dans les maçonneries.

D’un remarquable clocher-porche en pierre de taille à trois niveaux d’élévation, sa flèche polygonale est entourée de plusieurs petits clochetons et surmontée d’une croix en métal de 2 mètres ancrée sur un fleuron en pierre. Il renferme deux cloches datées de 1817 et 1869. Pour la première,  sur la  dédicace on relève « POUR L’EGLISE STE CROIX » de Bordeaux… Comment est-elle arrivée à Audenge? … C’est un mystère. La seconde a été fondue et mise en place en 1869 par Elie DEYRES, fondeur de cloche à Bordeaux : elle provient bien de l'ancienne église. Les vitraux de l’église Saint Paul furent réalisés en 1878 par le peintre verrier bordelais Henri FEUR.

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La Statue de Saint-Yves

Elle provient sans nul doute de la chapelle du même nom, transportée à l’église du vieux-Bourg en 1804 après la fermeture de la chapelle sur ordre de l’Archevêque.

Cette statue en pierre colorée date du XVIIe siècle. Elle représente le saint debout sur un socle massif où figure son nom.  Il tient une croix dans sa main droite


Saint patron de la commune d’Audenge, Yves  est considéré comme un saint guérisseur. Chaque 19 mai, de nombreux pèlerins viennent solliciter ses faveurs ; la pratique consiste à passer un linge sur la statue à l’endroit douloureux, puis à l’appliquer sur le corps du malade.
Saint Yves est aussi le patron des marins et des pécheurs.

 

Les grandes dates de l’Eglise Saint-Paul


    1897: le conseil municipal décide de l’édification du presbytère , il sera construit en 1900 sur un terrain communal à proximité de l’église actuelle.  
    1914: Le 1 juillet  la foudre s’abat sur le clocher et cause de nombreux dégâts à la fois sur l’église et sur le clocher.
    1925: reconstruction complète du clocher, même forme et même style qu’actuellement, mais en pierre coquillée fine des Charentes.
    14 juin 1968 la foudre frappe de nouveau le clocher de l’église causant des dégâts aux installations du clocher.
    1970 on refait l’autel, en béton sculpté par Jean Michel CARNOY, la consécration du nouveau maître-autel eut lieu le 10 janvier 1971.
    1973 Réparation des vitraux.
    2011 Réfection de l’installation électrique et des éclairages, du chauffage de l’église, de la sonorisation et de la toiture des sacristies.
    2013 Rénovation de la flèche et ravalement du Clocher.

 

Téléchargez le support complet de l'exposition présentée lors de l'ouverture de l'église après travaux en Janvier 2014

 

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